Faire
du ski de fond pour apprécier les joies de l'hiver
Chacun
d'entre nous cherche à entretenir
sa forme, à rester en bonne santé, à être
toujours plus proche de la nature ou à découvrir
les trésors qu'elle recèle.
Cette
activité en groupe nous permet de sortir du quotidien,
de socialiser et d’échanger avec des gens
qui partagent les mêmes intérêts.
Le
ski alternatif (traditionnel) s'apparente à une marche glissée où la
progression se fait dans des rails en faisant avancer un
ski après l'autre, les bras en décaler.
On choisit en
général
le ski de fond pour le contact avec la nature et l’aspect
complet du sport.
Entretenir
sa forme et rester en bonne santé.
Il
met à profit
tous les appareils respiratoires et circulatoires qui facilitent
l'oxygénation des poumons et le bon fonctionnement
du système cardio-vasculaire. Sur le plan cardio-vasculaire
justement, il est bon de savoir que cette pratique favorise
l'augmentation de la masse et du volume du cœur. Mieux
oxygéné, le sang est mieux distribué par
le cœur vers les muscles actifs. Sur le plan psychologique,
se retrouver au grand air, dans un cadre sublimé par
la nature, permet d'accéder à une certaine
sérénité, à une certaine harmonie
avec soi-même et avec les autres.
On
développe
ses muscles.
Le
ski de fond est un sport où quasiment tous les muscles sont sollicités.
Ceux situés autour des épaules à chaque
poussée de bâton, les abdos et les fessiers,
dont la contraction permet de rester en équilibre.
Lors des mouvements d'extension, les bras, notamment les
triceps ont un rôle important. Les muscles des cuisses,
principalement les quadriceps, travaillent lors de la propulsion.
On y gagne en souplesse.
Les
mouvements effectués à chaque
enjambée se font en douceur. Résultat, les
tensions sont réduites et il y a un assouplissement
des fibres musculaires, en particulier au niveau des hanches
et des épaules.
De plus,
vous brûlerez
entre 500 et 900 calories en une heure de ski de fond.

HERMAN “JACKRABBIT” SMITH-JOHANNSEN
C’est
le 5 janvier, 1987, à l'age de 111 ans, que
nous quittait Herman Smith-Johannsen mieux connu sous le
nom de « Jackrabbit ». Ce Norvégien
d’origine qui adoptait le Canada en 1929 puis les
Laurentides en 1932 est considéré comme un
des grands pionniers du ski en Amérique du Nord
tant au Canada qu’aux États-Unis.
Il
vécut dans les Laurentides, à Piedmont,
de 1932 à 1985 où il est connu comme étant « le
père du ski dans les Laurentides ».
Sa
longévité est sans doute un
témoignage aux bienfaits d’une vie simple vécue
en harmonie avec la nature, en plein air hiver comme été.

Conseils
La nutrition
Il faut veiller à une bonne nutrition
et à une bonne hydratation. Le principe à retenir étant
de manger avant d'avoir faim et de boire avant d'avoir soif.
Mais attention à ne pas manger ou ne pas boire n'importe
quoi.
Pour
une courte balade, il faut prévoir des sucres rapides comme des barres énergétiques,
du chocolat ou des fruits secs.
Boire
avant, pendant et après l'effort est une bonne habitude. L'eau régularise
la température interne du corps, transporte minéraux
et vitamines et élimine les toxines.
L’équipement
Inutile d'opter pour un équipement à la
fine pointe de la technologie. Il est essentiel de retenir
que l'équipement doit être confortable, bien
réglé et bien entretenu.
Les
vêtements
Système
multicouche
La meilleure façon de rester au chaud et
au sec est de porter plusieurs couches de vêtements.
Couche de base
Communément appelée « sous-vêtement »,
la couche de base joue un rôle clé puisqu'elle est
en contact direct avec la peau. Elle sert à évacuer
l'humidité vers les couches extérieures pour en
faciliter l'évaporation.
Les sous-vêtements en polypropylène et en polyester sont légers,
résistants, absorbent très peu l'humidité et sèchent
très rapidement, ils doivent être moulants, mais ne doivent pas être
trop serrés ni entraver la liberté de mouvement.
Couche
intermédiaire
Cette couche doit pouvoir retenir la chaleur
du corps. La laine et les étoffes synthétiques
constituent des isolants efficaces, car la structure de leurs
fibres emprisonne l'air chaud. Tout comme la couche de base,
la couche intermédiaire doit être ajustée
sans être inconfortable.
Couche externe
La couche externe est la première ligne
de défense contre les intempéries. Il existe
différents types de couches externes, dont les vêtements
imper-respirants, les vêtements coupe-vent, les coquilles
souples et les vêtements imperméables.
Les
chaussettes doivent être
confortables et bien ajustées. La double paire
est conseillée pour éviter les frottements
pouvant occasionner les ampoules. La laine et les fibres
synthétiques faite d'un mélange d'acrylique,
de nylon extensible et de polyester sont beaucoup plus
performantes que le coton. La laine de mérinos
demeure la matière à privilégier,
elle procure un équilibre exceptionnel entre l'évacuation
de l'humidité, la chaleur et le confort.
Les mitaines sont
plus chaudes que les gants simplement parce qu'elles ont
une surface de refroidissement moins grande que les gants.
Par temps très froid, optez pour un système multicouche constitué de
gants minces en laine ou en fibres synthétiques permettant l'évacuation
de la transpiration, ensuite de mitaines en laine polaire ou en laine pour
isoler et finalement de mitaines coquilles protégeant contre le vent
ou l'humidité.
Le système multicouche permet de bien contrôler la température
tout en conservant la dextérité des doigts.
Le bonnet ou la
tuque est indispensable par
temps froid.
L'organisme perdrait de 30 à 40 % de sa chaleur par la tête.
N’hésitez à apporter
des vêtements de rechange.
Respectez la nature
en évitant de laisser des déchets sur son passage.